CFDT : le texte comporte des lacunes

3 mai
2009

Parmi les raisons de l’abstention de la CFDT lors du vote pour avis du CNFPTLV sur le projet de loi, figure le transfert des personnels de l’orientation de l’Afpa vers Pôle emploi.

La proposition faite de sécurisation du statut a laissé de côté les missions d’orientation de l’Afpa”, déplore Annie Thomas, secrétaire nationale CFDT et vice-présidente de l’Unédic. Or, un quart des salariés de l’Afpa dédiés à l’orientation demeurera en poste au sein de l’organisme public de formation. “En tant qu’administratrice Afpa, je constate qu’il n’y a pas de réflexion sur l’intégration de l’offre de service orientation à Pôle emploi”, regrette-t-elle.
Avant de livrer une autre observation sur le projet de loi  : “Tout le monde doit être au clair sur les dispositifs concernant la crise, fait-elle valoir. Le fonds d’urgence sur la formation est de nature conjoncturelle et aura vocation à alimenter le Fiso [Fonds d’investissement social]. Quant au FPSPP, il s’agit d’un fonds structurel dont on avait besoin avant la crise et dont on aura besoin après celle-ci.
Dans un communiqué, la confédération se félicite de la création du FPSPP, mais pointe aussi “les manques” du projet de loi  : absence dans le texte de la “formation initiale différée” voulue par les partenaires sociaux  ; zones d’ombre concernant les cofinancements des actions par l’État. La CFDT insiste aussi sur la gouvernance, arguant que “les relations entre l’État et les Conseils régionaux et la place des territoires ne règlent aucun des problèmes pourtant bien connus. La formation professionnelle risque de rester une fois de plus prisonnière des problèmes de gouvernance”. Enfin, elle se déclare “vigilante pour faire progresser ces points et s’investira dans le débat avec les parlementaires”.

David Garcia
Paru dans Inffo Flash n° 745, 1er-15 mai 2009

Mis en ligne le 3 mai 2009
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